Actualités sur la condition féminine
Une trentaine de personnes ont assisté à une conférence sur le droit à l’avortement organisée par le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de Trois-Rivières. En prévision de la Journée internationale des droits des femmes, l’organisme souhaitait rappeler l’évolution de ce droit, mais aussi sa précarité.
Le droit à l’avortement demeure fragile au Québec, prévient une militante de longue date. Ceux qui menacent la perte de ce droit ne sont plus les mêmes qu’avant, dit Louise Desmarais. Il ne s’agit plus seulement de la droite religieuse, mais aussi des mouvements masculinistes et antiféministes ainsi que de la droite conservatrice, qui militent contre l’avortement.
La ministre des Relations internationales et de la Francophonie et ministre responsable de la Condition féminine, Martine Biron, annonce la rediffusion d'une campagne de sensibilisation qui vise à prévenir et à contrer la violence vécue par les femmes et les filles autochtones.
Portée par le Secrétariat à la condition féminine (SCF) et le Secrétariat aux relations avec les Premières Nations et les Inuit (SRPNI), en collaboration avec des partenaires autochtones, cette campagne vise à mettre en lumière le problème de la violence conjugale et familiale en contexte autochtone, et à en parler pour amorcer un changement. Le rapport Rebâtir la confiance1 souligne que les femmes autochtones sont trois fois plus susceptibles que les femmes non autochtones de se déclarer victimes de violence conjugale.
Dans plusieurs régions du monde, les droits reproductifs des femmes subissent des reculs alarmants, mettant en péril l’accès aux soins de santé essentiels. Le Canada doit rester vigilant et continuer d’assurer à toutes les femmes des soins de santé reproductive fiables et accessibles, incluant :
• L’accès à la contraception gratuite
• Le droit à l’avortement sécurisé
• Une éducation complète en matière de santé sexuelle
"Le Canada doit être un leader mondial et se positionner comme un modèle pour l’avancement et la protection des droits en santé sexuelle et reproductive." – Société des obstétriciens et gynécologues du Canada
« Les attaques envers les femmes trans, et les personnes trans en général, sont des attaques antiféministes. La défense de la diversité des genres est donc essentiellement un combat féministe », résumait Marie Houzeau, directrice générale du Groupe de Recherche et d’Intervention sociale (GRIS-Montréal), un organisme qui a pour mission de démystifier les orientations sexuelles et les identités de genre, lors du dernier Réseau d’action féministe de la CSQ.
Ce constat fait écho à une vérité simple, bien que désagréable : exister en dehors des cadres rigides du genre dérange encore. Pourtant, l’identité de genre ne devrait jamais être une question de débat, mais bien de reconnaissance et de respect.
Le Centre-femmes Catherine-Leblond de Trois-Pistoles a lancé ce matin une toute nouvelle émission télévisée intitulée Changer de trail. Diffusée sur les ondes de TCBH, la Télévision communautaire des Basques et du Haut-Pays, le projet vise à sensibiliser la population aux violences faites aux femmes.
Avec des témoignages percutants, des balados et des articles dans les journaux, ce projet cherche à briser les tabous et à mobiliser la communauté. Le tout est financé par une subvention de 222 000 $ du Secrétariat à la condition féminine.
En région, les défis sont encore plus grands en raison du manque de ressources, selon Diego Marasco, le réalisateur derrière Changer de trail : « Les ressources, c’est sûr qu’il y en a moins en région. Et comme tout le monde se connaît, les gens ont peur de se faire regarder ou pointer du doigt. »
Les Agricultrices du Québec lancent un outil en ligne conçu pour calculer la valeur du travail invisible en agriculture, souvent sous-estimé, qui est principalement réalisé.
L’objectif de cet outil est de permettre aux femmes de connaître la valeur de ce travail afin qu’elles reconnaissent leur contribution dans la gestion familiale et agricole. Cette initiative, qui est soutenue par le Secrétariat à la condition féminine, vise donc à valoriser un aspect fondamental, mais souvent ignoré, du quotidien des agricultrices.
De quoi parle-t-on? Le travail invisible regroupe des activités non rémunérées, comme les soins aux enfants, la planification des repas, la prise en charge des tâches ménagères, le bénévolat et les contributions, et ce, sans salaire ni part dans les entreprises familiales. Ce travail représente une valeur significative, soulignent les Agricultrices du Québec dans un communiqué.
Les préjugés entourant la sexualité des femmes aînées persistent, au point que celles-ci sont parfois perçues comme des êtres asexuels. Un projet issu des milieux communautaires et de la recherche a vu le jour afin de changer la donne et d’identifier leurs besoins sur le plan de la sexualité.
La sexualité des femmes aînées reste souvent cantonnée au domaine de l’invisible. Afin de contrer les préjugés à l’origine du tabou que représente leur sexualité, Isabelle Wallach, anthropologue et professeure au Département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), a développé un projet de recherche-action en partenariat avec des organismes communautaires de femmes et le regroupement L’R des centres de femmes du Québec. Le projet, intitulé « La sexualité des femmes aînées : des besoins aux pratiques d’intervention », vise à identifier et à mieux connaître leurs besoins en matière de sexualité.
Le ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de l’Estrie, M. François Bonnardel, annonce la bonification de mesures pour protéger et augmenter le sentiment de sécurité des personnes victimes de violence conjugale et sexuelle. Deux mesures permettront maintenant d’assurer un meilleur accompagnement des personnes victimes et un suivi renforcé des personnes accusées en la matière.
Les Services correctionnels du Québec (SCQ) et la Commission québécoise des libérations conditionnelles (CQLC) bonifient leur offre de services en matière de communication et d’accompagnement des personnes victimes. Ces activités sont désormais concentrées au sein d’une seule entité dans chacun des organismes, ce qui permettra un accès facilité aux services pour les personnes victimes et les partenaires par l’entremise d’un point d’accès unique.
La ministre responsable de la Condition féminine, Martine Biron, a annoncé, lundi avant-midi, l’octroi d’un financement de près de 900 000 $ visant la mise sur pied d’une ligne téléphonique de soutien dédiée aux femmes autochtones victimes de violence.
Développé par l’organisme Femmes autochtones du Québec, l’initiative Espace Femmes Premières Nations Québec promet d’offrir du soutien et de l’accompagnement culturellement sécurisant aux femmes issues des Premières Nations à travers la province.
L’investissement déployé sur trois ans permet ainsi la création d’une ligne téléphonique accessible en tout temps. Des services psychosociaux et de référencement en français, en anglais ainsi que dans plusieurs langues autochtones seront offerts.
Les refuges pour femmes victimes de violence existent depuis 50 ans au Québec. Depuis un demi-siècle, elles sont les « gardiennes de l’espoir », a déclaré Marie-Christine Plante, la directrice générale de Carrefour pour Elle, la première maison d’hébergement à ouvrir ses portes le 6 janvier 1975, à Longueuil.
La Fédération des maisons d’hébergement pour femmes souligne, dans une lettre ouverte transmise aux médias cette semaine, que 1975 marque un jalon historique pour la société et pour les luttes féministes au Québec.
« Ce fut un moment fondateur, une réponse directe à un besoin criant dans une société où les femmes violentées ou en situation de précarité et d’isolement se retrouvaient trop souvent sans refuge, sans écoute et sans soutien. La violence était considérée comme un problème privé, confiné derrière des portes closes », est-il écrit dans la missive.
Après avoir étudié la charge mentale chez les femmes durant la pandémie de COVID-19, le Réseau des groupes de femmes de Chaudière-Appalaches (RGFCA) a décidé de réaliser une deuxième étude touchant cet enjeu, soit chez les femmes en situation de précarité financière. En collaboration avec le Centre de recherche sociale appliquée (CRSA), celle-ci démontre de grandes différences entre ces femmes versus celles qui sont plus aisées.
Le RGFCA est une table qui regroupe presque tous les organismes qui touchent les droits des femmes dans la région. Que ce soient les maisons d’hébergement, le CALACS, les groupes d’agricultrices, les cercles des fermières, ces acteurs œuvrent tous pour le même but : défendre les droits des femmes.
En plus de mener différentes études et projets, le réseau est «une courroie de transmission entre la réalité sur le terrain et les instances gouvernementales», explique Andréanne Moreau Baril, chargée de projets pour le RGFCA.
Lorsqu’un pays rejette la réalité et laisse ses politiques publiques être guidées par un système de croyances aussi incohérent que l’idéologie du genre, tout devient possible.
Les politiques du Service correctionnel du Canada (SCC) en matière d’identité sexuelle sont une fois de plus sur la sellette après le procès au Québec d’un père accusé (et maintenant reconnu coupable) d’avoir tué sa femme et ses deux jeunes enfants. Mohamed Al Ballouz a commencé à se déclarer femme après son arrestation.
Ballouz, logé à l’Établissement de détention pour femmes Leclerc, se fait maintenant désigner par le prénom « Levana ». C’est un cas de plus d’un nouveau phénomène que l’on a baptisé « dysphorie sexuelle déclenchée par l’incarcération ». Il s’agit d’une forme suspecte de prétendu malaise profond face à son corps sexué qui « émerge » par coïncidence chez des hommes condamnés ou en attente de jugement pour des crimes graves passibles de longues peines d’emprisonnement.